Emily Ratajkowski affiche ses aisselles poilues en parlant sexualit

Emily Ratajkowski affiche ses aisselles poilues en parlant sexualit

Emily Ratajkowski, comme on ne l'a jamais vue !

La mannequin de 28 ans, actrice à ses heures perdues et connue pour ses tenues osées sur le tapis rouge et dans la vie, apparaît avec des aisselles poilues et un soutien-gorge noir en dentelle sur la photo qui accompagne son édito parlant de la sexualité et la définition de l'hyper-féminité dans le numéro de septembre 2019 de Harper's Bazaar, qui sera disponible dès le 20 août dans les kiosques.

"Si je décide de me raser les aisselles ou de me laisser pousser les poils, ça ne regarde que moi", écrit Ratajkowski. "Pour moi, les poils du corps permettent aux femmes d'exercer leur capacité à choisir... un choix qui se base sur la façon dont elles veulent se sentir et leurs associations au fait d'avoir des poils ou pas. Généralement, j'ai tendance à me raser, mais parfois, je me sens sexy quand je me laisse pousser les poils."

"Il n'y a pas de réponse correcte, pas de choix qui nous rende plus féministes, ou qui fasse même de moi « une mauvaise féministe » pour emprunter les mots de [l'auteure] Roxane Gay", a-t-elle expliqué. "Tant que c'est moi qui prends cette décision, c'est le bon choix. Au bout du compte, l'identité et la sexualité d'une personne ne dépendent que d'elle, et de personne d'autre."

Dans son édito, Ratajkowski parle des conséquences auxquelles les femmes sont confrontées quand elles affichent leur sexualité.

"Dans notre culture, nous avons peur des femmes, en général, et plus spécifiquement, du pouvoir inné de la sexualité féminine", a-t-elle écrit. "Une femme devient trop puissante et donc, menaçante, quand elle tire de la force de son sexe. De ce fait, on insiste pour la rabaisser, on affirme que la femme perd tout quand elle affiche ou accepte sa sexualité."

Ratajkowski s'est rappelée qu'on l'avait rabaissée pour la tenue qu'elle avait choisie de porter lors de la manifestation de 2018 contre la nomination de Brett Kavanaugh à la Cour suprême des États-Unis : un débardeur court blanc et un jean.

"Quand j'ai été arrêtée à Washington en manifestant contre la nomination de Brett Kavanaugh à la Cour suprême des États-Unis, un homme qui a témoigné d'un manque dégoûtant de respect envers les femmes tout au cours de sa vie, les gros titres n'ont pas parlé de ma participation à la manifestation mais du haut que je portais", a-t-elle déclaré. "Même les femmes de gauche, qui soutenaient entièrement le but de la manifestation, ont fait des commentaires sur le fait que je ne portais pas de soutien-gorge avec mon débardeur blanc et mon jean. Dans leur esprit, le fait que je montre mon corps me discréditait, ainsi que mes actes politiques. Mais pourquoi ?"

"Les jeunes femmes sont critiquées de tous les angles en grandissant", a-t-elle écrit. "Tout ce qu'elles peuvent avoir, c'est leur choix. Au bout du compte, la façon dont une personne se présente, de façon hétéronormative ou de façon complètement non identifiable, est le choix de cette personne. Donnez aux femmes l'occasion d'être ce qu'elles veulent et d'être aussi variées qu'elles veulent. Au diable, les idées préconçues !"