Missy Elliott revient sur son parcours impressionnant : "J'ai fait tout ce dont j'ai parl"

Missy Elliott revient sur son parcours impressionnant : "J'ai fait tout ce dont j'ai parl"

Qui sait ce qu'il voulait faire pour le restant de ses jours à six ans ? Eh bien, c'est le cas de Missy Elliott.

Ce mois-ci, la star aux multiples Grammys est devenue la première rappeuse à être intronisée au Songwriters Hall of Fame, ou le Temple de la renommée des paroliers en français, un jalon important dans la carrière qui s'étend sur trois décennies de la chanteuse, qui a toujours su ce qu'elle voulait faire dans la vie. 

"Je vais devenir une superstar", déclarait-elle chaque semaine à sa prof en maternelle. "Toute la classe explosait de rire", se souvient-elle pour Marie Claire. Mais la future star ne s'est pas démoralisée pour autant.

"C'est marrant parce que je disais récemment à quelqu'un que j'ai fait tout ce que j'ai dit. Et c'est le pouvoir de la langue", a poursuivi Missy. "J'avais l'habitude d'être assise chez moi et de faire comme si j'avais des discussions avec Janet [Jackson], Michael [Jackson], Madonna et les autres. Puis, je faisais mes remerciements lors des cérémonies de récompenses auxquelles je n'avais pas encore participé. J'avais des discours, et je remerciais ma mère devant le miroir." 

Si la star avait de grands rêves dès son plus jeune âge, les accomplir a été plus difficile. "Croyez-moi, j'étais fauchée. Et ma famille me disait : « Tu ferais mieux de trouver un métier. » Elle me disait de m'engager dans l'armée. Et je répondais : « Je suis trop grosse pour l'armée. Comment je vais faire pour courir ? »", a-t-elle expliqué à Marie Claire. "Tout avait l'air impossible à l'époque parce qu'on n'avait pas la technologie pour se faire connaître et mettre sa musique en ligne pour que les gens la découvrent. Résultat, il fallait être au bon endroit au bon moment."

Six albums et de nombreuses collaborations plus tard, Missy est devenue une des rappeuses les plus importantes de l'histoire de la musique, même si elle n'a pas compris sur le moment ce qu'elle avait accompli. 

"Je continuais, continuais, continuais", a-t-elle rappelé au magazine. "Je ne réalisais pas ce qui se passait. Après avoir fait le Super Bowl [en 2015], mes potes m'ont appelée en me disant : « Alors, qu'est-ce que tu vas faire ? » J'étais en train de balayer chez moi, et je devais laver mes chiens. Et ils m'ont dit : « Quoi ? Tu viens de faire le Super Bowl. »" Puis j'étais en voiture avec Michelle Obama [pour « Carpool Karaoke » en 2016], et ils m'ont appelée en disant : « Meuf, ça se fête, c'est énorme ! » Et j'ai répondu : « Je suis en train de mater un film sur Netflix. » Maintenant que j'ai pris le temps de ralentir, je regarde en arrière et je revois le clip de « She's a Bitch » [1999], et, à l'époque, je n'y avais même pas pensé. Mais aujourd'hui, je me dis : « C'est encore très en avance sur son temps. »" 

Plus d'une décennie après The Cookbook, Missy travaille sur un nouvel album, a confirmé le magazine, et elle continue de soutenir les femmes de couleur et les chanteurs inconnus dans son milieu.

"J'ai envie que la génération qui est à la traîne n'ait pas peur parce qu'on vit à une époque où beaucoup de gens peuvent devenir chanteurs. Aujourd'hui, on peut se mettre en avant en ligne, et si on touche la bonne personne, ça crée un buzz. Je veux encourager ceux qui ne créent pas le buzz", a-t-elle précisé. "Beaucoup de gens qui n'ont que 452 ou 100 abonnés ont peut-être du talent. Je ne veux pas qu'ils se croient obligés de faire comme tout le monde pour se faire remarquer. Soyez vous-mêmes. Vous finirez par être repérés quelque part." 

Le numéro d'août du Marie Claire américain sera disponible en kiosque dès le 23 juillet.