Margot Robbie veut que vous arrtiez de la qualifier de "bombe"

Margot Robbie veut que vous arrtiez de la qualifier de "bombe"

Margot Robbie peut être décrite de bien des manières : actrice, productrice, nominée aux Oscars. Mais quoi qu'il arrive, ne dites pas d'elle que c'est une "bombe".

"Je déteste ce mot. Je le déteste vraiment", a-t-elle révélé au Vogue américain pour son numéro de juillet. "J'ai l'impression d'être une enfant gâtée en disant ça parce qu'il y a pire, mais je ne suis pas une bombe. Je ne suis pas une personne qui lorsqu'elle entre dans une pièce fait que tout le monde se retourne en se disant : « Regardez cette femme. » Ça n'arrive pas. Les gens qui me connaissent, s'ils devaient me définir en un mot, je ne sais pas ce que ça serait, mais je suis sûre que ça ne serait pas bombe." 

La meilleure façon de décrire Margot est peut-être celle de Nicole Kidman, qui a dit d'elle qu'elle était une "pile électrique". Non seulement elle doit apparaître dans plusieurs films très attendus cette année, dont Once Upon a Time… in Hollywood et Birds of Prey, mais elle a également sa propre société de production, Luckychap, qu'elle a fondée avec son mari, Tom Ackerly, son amie d'enfance Sophia Kerr et le réalisateur Josey McNamara.

Et l'une des missions de cette société est de promouvoir des projets faits par des femmes.

"Mon amour et ma passion pour les réalisatrices ne signifie pas que, tout d'un coup, je n'aime plus les films à dominante masculine", a-t-elle expliqué au magazine. "C'est important de le souligner, afin que des hommes aillent voir des films sur des femmes réalisés par des femmes. Si le film est bon, ils se sentiront concernés."

Certains pourraient être surpris que Margot ait accepté de jouer dans Once Upon a Time… in Hollywood de Quentin Tarantino. Il s'agit de son premier film qui n'est pas produit par Harvey Weinstein. On se souvient qu'il y a environ un an, Uma Thurman avait accusé publiquement le producteur de l'avoir agressée, dans un article du New York Times, en précisant qu'elle en avait informé Quentin Tarantino, avant que celui-ci n'affronte le producteur à ce sujet. À ce moment-là, Uma Thurman avait aussi posté des images d'un accident de voiture dans lequel elle avait été impliquée sur le tournage de Kill Bill. L'actrice avait expliqué qu'elle avait insisté pour avoir une doublure mais qu'on la lui avait refusée. Elle avait encore déclaré qu'on avait tenté de "cacher" et de "faire disparaître" l'accident.

Harvey Weinstein avait prétendu s'être excusé auprès d'Uma Thurman pour "l'avoir draguée de façon étrange il y a 25 ans", mais avait jugé ses accusations d'agression physique "inexactes". Quant à Quentin Tarantino, qui n'est pas accusé de comportements sexuels abusifs, il a fini par donner les vidéos du crash à l'actrice en estimant qu'il s'agissait là d'"un des plus grands regrets de sa vie".

Alors comment Margot Robbie pense-t-elle que le public va percevoir sa collaboration avec Quentin Tarantino ?

"Les gens vont-ils voir cette décision comme allant à l'encontre de ce que je fais côté production ? Je ne sais pas", a-t-elle avoué à Vogue. "Je ne sais pas quoi dire sur ce que je ressens parce que je suis très reconnaissante d'être dans une position de force et d'avoir plus de liberté créative à une époque où c'est embrassé et encouragé. En même temps, j'ai grandi en adorant les films qui étaient le produit de l'ancienne version d'Hollywood, et en espérant en faire partie, alors réaliser ses rêves est extrêmement satisfaisant. Je ne sais pas. On dirait que j'ai le beurre et l'argent du beurre..."

Margot a ajouté : "Ce serait plus facile, et beaucoup plus frustrant, de ne pas avoir une société de production. De ne pas embaucher de réalisatrices dont c'est le premier ou le deuxième film, d'utiliser les millions des autres, d'accoler mon nom sur tout ce que j'ai fait, mais j'ai fait le choix d'en avoir une, et je ne le regrette pas. Le revers de la médaille — et ce n'est pas ainsi que je le ressens — ça a toujours été mon rêve [de travailler avec Tarantino], et j'ai pu le réaliser, et ça m'attriste que des gens puissent m'en tenir rigueur malgré tout ce que je fais par ailleurs."

Pour en savoir plus sur l'entretien de Margot Robbie, rendez-vous dans le nouveau numéro du Vogue US.